Jean-Pierre OSTENDE Nous impossibles

Nous impossibles

Nous ne voyons pas les choses telles qu’elles sont, nous voyons les choses comme nous sommes.
Et ce que nous sommes est impossible à dire.
Nous ne savons pas que nous regardons les choses comme nous sommes parce que nous ne savons pas qui nous sommes.
Tout le monde regarde la pluie sans se soucier de la tristesse et de la souffrance des gouttes qui s’écrasent.
La Terre est remplie de pluie.
L’homme qui dit la vérité comme il respire est seul sur le trottoir à l’angle des deux boulevards. Les cinémas sont fermés, la ville rêve de leur retour.
(…)
Ce n’est pas facile d’être l’homme qui dit la vérité comme il respire.
Tout le monde finit par vous rejeter. D’ailleurs l’homme qui dit la vérité comme il respire est rejeté.
Il comprend bien le proverbe persan : Donne un cheval à celui qui va dire la vérité, il en aura besoin pour s’enfuir.
Vaut-il mieux être incompétent ou mentir ?
Filer à cheval dans la nuit à travers les forêts ?
Vaut-il mieux accélérer ou s’arrêter sans un bruit ?
(…)
Arrêter les salades, c’est impossible.
Difficile de comprendre pourquoi la salade a été assimilée au mensonge ou bien au récit auquel on ne veut pas croire
On ne sait pas non plus vraiment pourquoi le poulet est associé au policier ni pourquoi le lapin est un rendez-vous manqué quand il est froid et un obsédé sexuel quand il est chaud.
Les animaux libres n’ont pas de restaurant mais ils connaissent la restauration en plein air et le monde est leur restaurant. Comme le pensait Oscar Wilde la grande différence entre les adultes et les enfants, c’est surtout le prix de leurs jouets.

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and you ?

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Guerre des affects

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Henri MATISSE, un arbre que je vois

 

Ne vous y trompez pas : je ne veux pas dire que, voyant l’arbre par ma fenêtre, je travaille pour le copier. L’arbre, c’est aussi tout un ensemble d’effets qu’il fait sur moi. Il n’est pas question de dessiner un arbre que je vois. (Matisse à Aragon)

Henri MATISSE

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l’avancée

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saturation 4

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Marcel PROUST, Du côté de chez Swann, Grand-Hôtel de la Plage, à Balbec

Grand-Hôtel de la Plage, à Balbec

Parmi les chambres dont j’évoquais le plus souvent l’image dans mes nuits d’insomnie, aucune ne ressemblait moins aux chambres de Combray, saupoudrées d’une atmosphère grenue, pollinisée, comestible et dévote, que celle du Grand-Hôtel de la Plage, à Balbec, dont les murs passés au ripolin contenaient, comme les parois polies d’une piscine où l’eau bleuit, un air pur, azuré et salin. Le tapissier bavarois qui avait été chargé de l’aménagement de cet hôtel avait varié la décoration des pièces et sur trois côtés fait courir le long des murs, dans celle que je me trouvai habiter, des bibliothèques basses, à vitrines en glace, dans lesquelles, selon la place qu’elles occupaient, et par un effet qu’il n’avait pas prévu, telle ou telle partie du tableau changeant de la mer se reflétait, déroulant une frise de claires marines, qu’interrompaient seuls les pleins de l’acajou. Si bien que toute la pièce avait l’air d’un de ces dortoirs modèles qu’on présente dans les expositions « modern style » du mobilier, où ils sont ornés d’œuvres d’art qu’on a supposées capables de réjouir les yeux de celui qui couchera là, et auxquelles on a donné des sujets en rapport avec le genre de site où l’habitation doit se trouver.

Marcel PROUST, Du côté de chez Swann,  P 376, édition Gallimard, collection Folio, 1988

 

 

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Transmettre (France culture)

 

Transmettre

Une série d’émissions en partenariat avec le festival CitéPhilo : citephilo.org La démocratie peut-elle s’apprendre à l’école ? Sociologie du premier de la classe  Les médias représentent-ils les citoyens ?  À la chasse aux virus

 

LE 03/11/2020
Ce qui se passe à l’école est-il totalement coupé de la vie ? Comment repenser l’école avec une conception plus en phase avec ce que nous vivons ? Comment…
LE 04/11/2020
Devenir le cancre ou le premier de la classe est-il le fruit d’une transmission ? Si oui, alors comment intervenir dans l’acte de transmission pour enrayer…
LE 05/11/2020
Nous sommes rentré.e.s dans une ère du doute : 3/4 des Français n’ont pas confiance dans les médias. Pourquoi tant de méfiance ? Comment se transmet l’information…
LE 06/11/2020
Comment « chasse-t-on » un virus ? Comment prévoir les pandémies ? Et comment les virus modifient-t-il notre société et nos comportements, ainsi que les…
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feuilleté

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dans la cour 3

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au bord

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Jean-Pierre OSTENDE, On se croirait dans un film mais non

Histoire sauvage.
On se croirait dans un film mais non

La nouvelle expression “distanciation sociale” est souvent analysée comme fortement idéologique et des opposants proposent de la remplacer par “distance physique”.
Que la direction de l’hôpital puisse annoncer chaque jour qu’il y a plus de sorties que d’entrées laisse rêveurs les amoureux de littérature fantastique qui tout de suite s’imaginent des entrées hors contrôle.
« Et que le circus virule moins ! » a été nommé pour un prix des grands lapsus ministériels.
Heureusement qu’il y a la névrose. On s’ennuierait.
Sans névrose, nous serions restés dans les cavernes. Pourquoi sortir si tout va bien ? On n’aurait jamais eu de crainte ; peut-être même pas d’appréhension ni de sport ou d’émissions de jeux.
On aurait eu les yeux vides, personne n’aurait médité pour se calmer, le cinéma n’aurait pas existé.
Cela n’a pas été le cas. La névrose et la peur sont arrivés.
Cela n’a pas cessé. Dans Notre-Ville aussi.
La peur (la chose ne fait que commencer) est amoureuse et envahit les maisons et il y a chaque jour de quoi s’effrayer, déjà avec le classique « on-ne-vous-dit-pas-tout ».
Les experts de Notre-Ville essayent de comprendre cette circulation de l’inquiétude, de l’interroger, de la scruter, de l’analyser.
Il y a de nombreux débats, des enquêtes, des questionnaires qui circulent dans Notre-Ville au sujet de « Peur sur la Terre ». Récemment un groupe de chercheurs a envoyé ce message à un groupe test :
« Angoisser vos proches en diffusant chaque jour des nouvelles atroces par sms, tweets, blogs, graffiti, murmures dans le creux de l’oreille, discours, lettres, fax, est-ce que cela réduit votre angoisse ?
Est-on soulagé de terroriser des êtres humains en diffusant chaque jour des dénonciations, des preuves d’irresponsabilités, des incompétences, des magouilles, des erreur d’appréciations, des raisonnements imbibés de pur ressentiment, des maladresses contaminantes, des fourvoiements, des déclarations stupides, des mesures abracadabrantes, des mensonges poilus, des exagérations XXL… »
(…)
Malgré la guerre annoncée, de nombreux habitants de Notre-Ville ne restent pas inertes sur canapé et profitent du confinement pour suivre la formation des réseaux sociaux qui fait de vous un spécialiste en biologie et virologie en moins de trois semaines.
– Ton diagnostic global sur la mesure de l’effet retard des asymptomatiques dans leur cluster sans randomiser, tu t’en fous?
– Et ton ratio individuel/collectif ne devrait pas t’empêcher de changer ton logiciel comportemental pour éviter certaines manips, non?
(…)
Là-dessus, notre amour des chiffres continue de terrasser notre amour des lettres. Selon certains amis de la fiction, les chiffres avaient déjà de l’avance.
Les scores de la pandémie sont affichés partout.
Alors, il a fait combien aujourd’hui ?
Ce n’est pas le Covid qui va émousser notre goût pour les chiffres, les évaluations, les comptes, les calculs, les statistiques, bien au contraire.
Pas plus notre amour de la comparaison : Pourquoi la Grèce a-t-elle si peu de morts ?
Nous sommes fous de camemberts, pas seulement en France, de statistiques et de chiffrages. On s’oublie dans les résultats. On s’égare dans les analyses. On se perd dans les commentaires divergents.
Notre attention se perd dans l’attention.
L’amour des courbes n’a pas cessé de progresser. Nous croyons trouver de la consistance et c’est une forme de vie dissolue qui guette : papillons désorientés tapant dans tous les coins de la toile.
(…)
Quand au retour de slogans prétendument mobilisateurs (de type : Nous sommes au bord de l’abîme, il est temps de faire un grand bond en avant) nous en avons peut-être assez mais ne l’avouons pas.
Le prix de la phrase la plus entendue a été décerné à : C’est irresponsable.
Comme il avait vu juste Charles Cros : Elles sont vraiment pas belles les personnes qui ont raison.
Pendant ce temps notre maire cherche où Kafka a écrit que le mal est ce qui distrait.
Cette phrase l’obsède.

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David Simon , Les séries télévisées, The Wire

SÉRIES A VOIRS

David Simon

À retrouver dans l’émission
LE 22/01/2018
Ancien journaliste du « Baltimore Sun », David Simon s’est fondé sur sa propre expérience dans les rues de la ville pour écrire ses livres et leurs adaptations…
LE 23/01/2018
Documentaire, roman, épopée critique de l’Amérique contemporaine ? « The Wire » se situe aux limites du genre des séries télévisées, peut-être en raison…
LE 24/01/2018
La complexité et la profondeur du regard porté sur l’Amérique des marges, et la portée critique de la série « The Wire » ont très vite intéressé les sociologues….
LE 25/01/2018
Les séries télévisées se sont imposées comme un genre extrêmement populaire de fiction, si bien qu’elles s’émancipent de leur support premier, la diffusion…
LE 20/08/2018
Ancien journaliste du « Baltimore Sun », David Simon s’est fondé sur sa propre expérience dans les rues de la ville pour écrire ses livres et leurs adaptations…
LE 21/08/2018
Documentaire, roman, épopée critique de l’Amérique contemporaine ? « The Wire » se situe aux limites du genre des séries télévisées, peut-être en raison…
LE 22/08/2018
La complexité et la profondeur du regard porté sur l’Amérique des marges, et la portée critique de la série « The Wire » ont très vite intéressé les sociologues….
LE 23/08/2018
Les séries télévisées se sont imposées comme un genre extrêmement populaire de fiction, si bien qu’elles s’émancipent de leur support premier, la diffusion…
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Herman BRAUN VEGA, Lumière tahitienne (Matisse)

Herman BRAUN VEGA, Lumière tahitienne (Matisse) 2007

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Bud

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Jean-Pierre OSTENDE , Fiers d’être humbles

Fiers d’être humbles

« La fille regarde à travers la baie vitrée les lumières de la nuit sur la ville mais ferme un instant les yeux quand on lui demande pourquoi elle a un QR code tatoué sur son épaule gauche.
Je n’étais pas là quand ils ont inventé le QR code, (acronyme de Quick Response Code, code à réponse rapide) dans je ne sais quel bureau, ce code à barres 2D, composé de petits carrés noirs et blancs à l’intérieur d’un carré. Je ne sais pas où j’étais à ce moment.
Ce serait facile et correct d’y voir le labyrinthe économique mondial mais trop simple. Un accès, une porte, une issue, certainement.
Est-ce que cette chose tatouée peut être dangereuse ?

Je ne sais pas ce que cette fille, passionnée par les lumières urbaines la nuit, entend par mon environnement multicloud hybride, paraît-il nous en avons tous un, pas plus que je ne sais comment elle peut demander à tous ceux qui passent à la portée de sa souris : Une fille perdue dans la nuit pluvieuse te demande de l’aide, que ferais-tu ?
Je lui ai répondu que les difficultés de sa sœur avec le roman traditionnel, difficultés dont elle m’avait parlé la veille, ne se résoudraient pas en utilisant des mots du jour et des situations très contemporaines, des fantômes électroniques, des deep fake news (vidéo ou enregistrement audio produit ou altéré grâce à l’intelligence artificielle) par exemple.
– Et pourquoi ?
– Ce n’est pas de ce côté qu’il faut chercher. Pas du tout. On n’a pas trouvé l’électricité en essayant d’améliorer la bougie. »

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Regards sur Philip K. Dick

 

Regards sur Philip K. Dick

Quatre émissions pour découvrir un ténor de la science-fiction : l’américain Philip K. Dick. Mieux qu’aucun autre, il aura su hisser un genre décrié et destiné aux « adolescents boutonneux », comme il le disait lui-même, à la hauteur de la grande littérature.
LE 14/12/2020
Auteur d’une œuvre fascinante où l’exploration des méandres de la psychée se mêle aux rêveries futuristes les plus débridées, Philip K. Dick fait partie…
LE 15/12/2020
La science-fiction selon Philip K. Dick n’a rien d’une littérature d’évasion. Sombre et désenchantée, sa science-fiction quasi métaphysique appartenait…
LE 16/12/2020
La science-fiction de Philip K. Dick n’a rien d’une douce rêverie optimiste sur les miracles technologiques à venir. C’est, bien au contraire, notre présent…
LE 17/12/2020

Philip K. Dick vu à travers les yeux d’Emmanuel Carrère. Philip K. Dick au crible d’une « éthique du temps ». C’est ce que propose cette émission à deux…

À PROPOS DE LA SÉRIE

Quatre émissions pour découvrir un ténor de la science-fiction : l’américain Philip K. Dick. Mieux qu’aucun autre, il aura su hisser un genre décrié et destiné aux « adolescents boutonneux », comme il le disait lui-même, à la hauteur de la grande littérature.

Épisode 1 : L’épuisante vie de Philip K. Dick
Avec Étienne Barillier, écrivain et essayiste, auteur notamment de Le guide de Philip K. Dick (Hélios, 2019).

Épisode 2 : Philip K. Dick ou le pouls de l’Amérique
Avec Laurent Queyssi, auteur, scénariste et traducteur, responsable de l’édition des deux volumes des Nouvelles complètes (Quarto Gallimard).

Épisode 3 : K. Dick notre contemporain
Avec Ariel Kyrou. Journaliste, écrivain et essayiste, il est le scénariste avec Yann Coquart du documentaire « Les mondes de Philip K. Dick », auteur d’un ABC Dick (Ed. Inculte, 2009) et tout récemment d’un essai, Dans les imaginaires du futur (Ed. ActuSF, 2020), où Philip K. Dick est au cœur du propos.

Épisode 4 : K. Dick a gagné
Avec en première partie d’émission Emmanuel Carrère, écrivain, scénariste, cinéaste, auteur de Je suis vivant et vous êtes morts, une biographie consacrée à Philip K. Dick parue au Seuil en 1993.
Deuxième partie d’émission avec Christophe Franco-Rogelio, compositeur, auteur de Arvo Pärt-Philip K. Dick : éthiques du temps (Camion blanc, 2014).

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Marcel PROUST, Du côté de chez Swann,  Voir une tempête

Voir une tempête

Je n’avais pas de plus grand désir que de voir une tempête sur la mer, moins comme un beau spectacle que comme un moment dévoilé de la vie réelle de la nature ; ou plutôt il n’y avait pour moi de beaux spectacles que ceux que je savais qui n’étaient pas artificiellement combinés pour mon plaisir, mais étaient nécessaires, inchangeables – les beautés des paysages ou du grand art. Je n’étais curieux, je n’étais avide de connaître que ce que je croyais plus vrai que moi-même, ce qui avait pour moi le prix de me montrer un peu de la pensée d’un grand génie, ou de la force ou de la grâce de la nature telle qu’elle se manifeste livrée à elle-même, sans l’intervention des hommes. De même que le beau son de sa voix, isolément reproduit par le phonographe, ne nous consolerait pas d’avoir perdu notre mère, de même une tempête mécaniquement imitée m’aurait laissé aussi indifférent que les fontaines lumineuses de l’Exposition. Je voulais aussi, pour que la tempête fût absolument vraie, que le rivage lui-même fût un rivage naturel, non une digue récemment créée par une municipalité. D’ailleurs la nature, par tous les sentiments qu’elle éveillait en moi, me semblait ce qu’il y avait de plus opposé aux productions mécaniques des hommes. Moins elle portait leur empreinte et plus elle offrait d’espace à l’expansion de mon cœur. Or j’avais retenu le nom de Balbec que nous avait cité Legrandin, comme d’une plage toute proche de « ces côtes funèbres, fameuses par tant de naufrages qu’enveloppent six mois de l’année le linceul des brumes et l’écume des vagues ».

Marcel PROUST, Du côté de chez Swann,  P 377, édition Gallimard, collection Folio, 1988

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Picasso : fluctuation des concepts de bleu et rose

Les grandes expositions consacrées aux périodes : fluctuation des concepts de bleu et rose chez Picasso

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Henri MATISSE

 

 

J’ai seulement conscience des forces que j’emploie, et je vais, poussé par une idée que je ne connais vraiment qu’au fur et à mesure qu’elle se développe par la marche du tableau.

Henri MATISSE

 

 

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