Direction, Lieux, Sens

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Marguerite DURAS, La compagnies des auteurs

LA COMPAGNIE DES AUTEURS par Matthieu Garrigou-Lagrange

Marguerite DURAS, La compagnies des auteurs

(4 épisodes. France culture)

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Le continent SIMENON , la Compagnie des œuvres (France culture)

LA COMPAGNIE DES OEUVRES par Matthieu Garrigou-Lagrange

Le continent Simenon (4 épisodes)

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down town

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de la portée

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Primo LEVI , pages arrachées France culture

Primo LEVI , pages arrachées France culture

Né à Turin en 1919, Primo Levi appartient à une famille cultivée de la bourgeoisie juive. Après des études secondaires conduites au lycée Massimo d’Azeglio, il opte pour les sciences et passe en 1941 un diplôme de chimie à l’université de Turin. Il s’installe ensuite à Milan où il travaille pour une société pharmaceutique suisse. En 1943, après la chute du régime et l’arrestation de Mussolini, il trouve refuge dans les montagnes du val d’Aoste où il tente de rejoindre un groupe de maquisards. Dénoncé, il est arrêté le 13 décembre par la milice fasciste. Échappant à l’accusation de résistance qui l’aurait conduit devant le peloton d’exécution, il est identifié comme Juif et transféré dans le camp de concentration de Fossoli, près de Modène. Il est interné en février 1944 dans le Lager de Buna-Monowitz (Auschwitz III). Là, il doit sa survie au fait qu’à partir de 1943 l’armée allemande, en perte de vitesse, a de plus en plus besoin de main-d’œuvre. Or sa formation de chimiste le rend apte à travailler pour l’usine de caoutchouc (Buna) située dans le périmètre d’Auschwitz, véritable agglomération comprenant plus de trente camps de concentration. Il est libéré le 27 janvier 1945, date de la libération du camp par les Soviétiques. Il trouve alors un emploi dans une petite entreprise de peinture dont il devient par la suite directeur et où il reste jusqu’à sa retraite. Pendant les derniers mois de sa vie, Primo Levi a été très affecté par la montée du révisionnisme et de l’indifférence. Le 11 avril 1987, il se suicide en se jetant dans la cage d’escalier de son immeuble. Sur sa tombe sont inscrits son nom et 174 517, son matricule à Auschwitz.

Son premier livre, Si c’est un homme, paraît en 1947. Ce récit de sa survie dans l’univers concentrationnaire ne connaît pas immédiatement un grand succès mais marque ensuite fortement les esprits de l’Europe d’après-guerre. Au cours des décennies suivantes, il est traduit dans une trentaine de langues, intégré dans les programmes scolaires, et se vend aujourd’hui encore à 200.000 exemplaires par an rien qu’en Italie.
Réalisation Jacques Taroni Productrice Diane Kolnikoff

Après la fiction vous entendrez Gwenaëlle Aubry lire un extrait de Si c’est un homme de Primo Levi

A sa retraite, Primo Levi se consacre pleinement à l’écriture et à son travail de mémoire. Il publie plusieurs récits poignants sur son expérience de juif italien, de chimiste ou de prisonnier : La Trêve (1963) où il raconte son voyage de retour en Italie après sa libération, Le Système périodique (1975), La Clé à molette (1978), Maintenant ou jamais (1982) ou encore Les Naufragés et les Rescapés (1986), son dernier livre. Il écrit et publie aussi des articles, des nouvelles et de la poésie

 

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Jacques LACAN, … corps…

« La parole est un don du langage, et le langage n’est pas immatériel. Il est corps subtil, mais il est corps. »

Jacques LACAN

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Deux voies

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exactement

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Cornelius CASTORIADIS : un titan dans le labyrinthe (1922-1997)

Cornelius Castoriadis : un titan dans le labyrinthe (1922-1997)

UNE VIE, UNE OEUVRE par Clémence Mary

Penseur total et obstiné révolutionnaire, Cornelius Castoriadis a traversé loin de tout dogme les crises du 20ème siècle. Pour cet « Aristote en chaleur », ainsi nommé par Edgar Morin, précurseur sur bien des plans, un maître-mot : l’autonomie, pour chacun et pour tous.

Portrait de Cornelius Castoriadis le 28 septembre 1990 à Paris
Portrait de Cornelius Castoriadis le 28 septembre 1990 à Paris Crédits : Ulf Andersen – Getty

Cornelius Castoriadis gagne actuellement une reconnaissance qu’il n’a pas eu de son vivant. C’était un personnage hors classe, Il était tout à la fois. il n’a jamais eu la reconnaissance des historiens, des philosophes, des économistes. C’était un intellectuel global, il veut penser l’ensemble du pensable. Il n’avait pas de frontières. Manuel Cervera Marzal

Corneille, Chaulieu, Cardan, Barjot, Delvaux, Marc Noiraud, Coudray… derrière ces pseudos, une œuvre kaléidoscopique, et une signature dans laquelle on se perd, Cornelius Castoriadis. Si la poésie de son nom demeure, son œuvre est moins connue, souvent dans l’ombre de ses contemporains, Guy Debord, Gilles Deleuze et autres Michel Foucault.

La révolution, une phase révolutionnaire, c’est toujours la constitution d’organes autonomes des masses.  Cornelius Castoriadis

Né à Constantinople en 1922, mort à Paris en 1997, ce grec en marge plus qu’en exil, a traversé le vingtième siècle en prenant des chemins de traverse. Une pensée qui n’adhère pas à un parcours académique classique, une carrière tout en rebondissements : résistant trotskiste en Grèce jusqu’en 1946, fondateur du groupe révolutionnaire Socialisme ou Barbarie en 1948, économiste à l’OCDE jusqu’en 1970, philosophe, directeur d’études à l’EHESS en 1980, psychanalyste, mélomane par sa mère pianiste. Marxiste avec ou contre Marx, longtemps son engagement fut suspecté de contradiction voire d’échec ; il fallut du temps pour qu’apparaisse la cohérence d’une trajectoire qui se sédimente brique par brique.

Ce que j’estimais beaucoup dans l’action de Cornelius Castoriadis dans son groupe « Socialisme ou Barbarie », c’est qu’il était extrêmement lucide dans sa critique de l’Union Soviétique, une pensée qui allait beaucoup plus loin que celle de Trostki. Pour lui et Claude Lefort, c’était un Etat qui n’avait rien de socialiste, qu’ils appelaient alors bureaucratie. On était tout à fait en dehors des courants dominants dans le monde intellectuel de l’époque, ce qui a renforcé notre fraternité. Edgar Morin

N’appartenant à aucune discipline, ou plutôt à toute, il cherchait à penser l’ensemble du pensable, dans la filiation antique des penseurs grecs qui lui étaient chers. Un éclectisme qui lui valut cette reconnaissance difficile mais qui aujourd’hui nous interpelle plus que jamais, dans une période d’aspiration à la transdisciplinarité, où l’hyperspécialisation des savoirs reste très forte. Sa manière d’articuler individu et société, révolution et liberté, reste brûlante d’actualité.

Cornelius Castoriadis essaie de comprendre l’institution de la société à partir de l’homme. Indirectement il a contribué à ce que la question sociale soit beaucoup plus au cœur de la psyché dans le domaine de la psychanalyse. Florence Giust-Desprairies

Accomplissant lui-même l’autonomie qu’il souhaitait pour tous, ce démocrate plaça sa vie sous le signe de l’engagement, son œuvre sous le signe de la création. Dévorant la vie avec appétit, il ne fut pas qu’une pensée, et ses textes, sous la forme de fragments partant toujours de l’expérience et de l’actualité, révèlent encore aujourd’hui, à ceux qui le découvrent, le caractère malicieux, résolu, charismatique, de cet éternel bâtisseur de ponts.

Archive INA : Cornelius Castoriadis évoque un des souvenirs les plus heureux de sa vie, lié à la musique, après avoir écouté Michaël Levinas jouer le premier Prélude de Chopin au piano

Écouter

3 MIN

Cornelius Castoriadis dans Le Bon Plaisir, de Katharina Bulow le 20 avril 1996 sur France Culture

Pour aller plus loin

Site de l’Association Cornelius Castoriadis, créée afin de contribuer à l’étude et à la diffusion de son oeuvre et de sa pensée. Présidée par Pierre Vidal-Naquet jusqu’à sa mort (juillet 2006), son actuel président est Vincent Descombes.

Fiche du fond Cornelius Castoriadis sur le site des archives de l’IMEC.

Abécédaire de Cornélius Castoraiadis de A comme autonomie à Z comme zapping, concocté par la revue Ballast.

La pensée politique de Cornélius Castoriadis : brochure mise en ligne sur le site Socialisme libertaire.

Le réveil des peuples et la fin du capitalisme : conférence de Castoriadis donnée à Buenos Aires en 1993 et à voir sur La chaîne qui libère, sur YouTube.

Retrouvez les livres de Cornelius Catsoriadis édités par les éditions du Sandre sur leur site officiel.

  • Avec : Zoé Castoriadis, son épouse et Sparta Castoriadis, fille de Castoriadis et psychanalyste ; Edgar Morin, ami, coauteur de Mai 68, la Brèche avec Claude Lefort en 1968, il surnomma Castoriadis « Titan de l’esprit » dans son épitaphe ; Enrique Escobar, éditeur de Castoriadis et ancien membre de Socialisme ou Barbarie ; Manuel Cervera Marzal, chercheur en sciences politiques, il a codirigé l’ouvrage Autonomie ou barbarie (éditions du passager clandestin), Myrto Gondicas, traductrice, Florence Giust-Desprairies, psychosociologue clinicienne et Olivier Fressard, philosophe.
  • Un documentaire de Clémence Mary, réalisé par Delphine Lemer. Lecture de Didier Brice. Prise de son : Yann Fressi et Georges Tho, mixage : Claire Levasseur. Recherches INA : Ani Lauzanna, ressources internet : Annelise Signoret de la Bibliothèque de Radio France.
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Norman LEWIS

Norman LEWIS, Phantasy II, 1947, MoMA, New York

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Marcel PROUST, Les clochers de Martinville

« Seuls, s’élevant du niveau de la plaine et comme perdus en rase campagne, montaient vers le ciel les deux clochers de Martinville. Bientôt nous en vîmes trois : venant se placer en face d’eux par une volte hardie, un clocher retardataire, celui de Vieuxvicq, les avait rejoints. Les minutes passaient, nous allions vite et pourtant les trois clochers étaient toujours au loin devant nous, comme trois oiseaux posés sur la plaine, immobiles et qu’on distingue au soleil. Puis le clocher de Vieuxvicq s’écarta, prit ses distances, et les clochers de Martinville restèrent seuls, éclairés par la lumière du couchant que même à cette distance, sur leurs pentes, je voyais jouer et sourire. Nous avions été si longs à nous rapprocher d’eux, que je pensais au temps qu’il faudrait encore pour les atteindre quand, tout d’un coup, la voiture ayant tourné, elle nous déposa à leurs pieds ; et ils s’étaient jetés si rudement au-devant d’elle, qu’on n’eut que le temps d’arrêter pour ne pas se heurter au porche. Nous poursuivîmes notre route ; nous avions déjà quitté Martinville depuis un peu de temps et le village après nous avoir accompagnés quelques secondes avait disparu, que restés seuls à l’horizon à nous regarder fuir, ces clochers et celui de Vieuxvicq agitaient encore en signe d’adieu leurs cimes ensoleillées. Parfois l’un s’effaçait pour que les deux autres pussent nous apercevoir un instant encore ; mais la route changea de direction, ils virèrent dans la lumière comme trois pivots d’or et disparurent à mes yeux. Mais, un peu plus tard, comme nous étions déjà près de Combray, le soleil étant maintenant couché, je les aperçus une dernière fois de très loin, qui n’étaient plus que comme trois fleurs peintes sur le ciel au-dessus de la ligne basse des champs. Ils me faisaient penser aussi aux trois jeunes filles d’une légende, abandonnées dans une solitude où tombait déjà l’obscurité ; et tandis que nous nous éloignions au galop, je les vis timidement chercher leur chemin et après quelques gauches trébuchements de leurs nobles silhouettes, se serrer les uns contre les autres, glisser l’un derrière l’autre, ne plus faire sur le ciel encore rose qu’une seule forme noire, charmante et résignée, et s’effacer dans la nuit.   

Marcel Proust, Du côté de chez Swann, P 179-180, édition Gallimard, collection Folio, 1988

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Emil Cioran (4/4) : Sommes-nous voués au mal ?

Emil Cioran (4/4) : Sommes-nous voués au mal ?
Les Nouveaux Chemins de la connaissance Date de diffusion : 22.12.2016
Invité : Nicolas Cavaillès : auteur et traducteur

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la bandera

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disposées

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Lire et relire KOLTÈS (France culture)

Lire et relire KOLTÈS (France culture)

Considéré comme un classique contemporain dès son vivant, Bernard Marie-Koltès (1948-1989) nous laisse une œuvre théâtrale dont les pièces phares sont : Dans la solitude des champs de cotonRoberto ZuccoCombat de nègre et de chiens ou encore Le Retour au désert. Quatre émissions reviennent sur l’œuvre et le parcours du dramaturge français mort du sida à 41 ans.

LA COMPAGNIE DES OEUVRES par Matthieu Garrigou-Lagrange

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Georgia O’KEEFF

Georgia O’KEEFF, From a day whith Juan II, 1977, 
MoMA, New York

 

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Michel FOUCAULT, Qu’est-ce qu’un auteur ? conférence

J’aurais aimé qu’il y ait derrière moi (ayant pris depuis bien longtemps la parole, doublant à l’avance tout ce que je vais dire) une voix qui parlerait ainsi : « Il faut continuer, je ne peux pas continuer, il faut continuer, il faut dire des mots tant qu’il y en a, il faut les dire jusqu’à ce qu’ils me trouvent, jusqu’à ce qu’ils me disent — étrange peine, étrange faute, il faut continuer, c’est peut-être déjà fait, ils m’ont peut-être déjà dit, ils m’ont peut-être porté jusqu’au seuil de mon histoire, devant la porte qui s’ouvre sur mon histoire, ça m’étonnerait si elle s’ouvre »

Michel FOUCAULT, Qu’est-ce qu’un auteur ? conférence, 1969 (1ère version)
 Qu’est- ce qu’un auteur ? Michel Foucault Dits Écrits III texte n°258, 1994

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Marcel PROUST, La zone de tristesse

Pendant toute la journée, dans ces promenades, j’avais pu rêver au plaisir que ce serait d’être l’ami de la duchesse de Guermantes, de pêcher la truite, de me promener en barque sur la Vivonne, et, avide de bonheur, ne demander en ces moment-là rien d’autre à la vie que de se composer toujours d’une suite d’heureux après-midi. Mais quand sur le chemin du retour j’avais aperçu sur la gauche une ferme, assez distante de deux autres qui étaient au contraire très rapprochées, et à partir de laquelle pour entrer dans Combray il n’y avait plus qu’à prendre une allée de chênes bordée d’un côté de prés appartenant chacun à un petit clos et plantés à intervalles égaux de pommiers qui y portaient, quand ils étaient éclairés par le soleil couchant, le dessin japonais de leurs ombres, brusquement mon cœur se mettait à battre, je savais qu’avant une demi-heure nous serions rentrés, et que, comme c’était de règle les jours où nous étions allés du côté de Guermantes et où le dîner était servi plus tard, on m’enverrait me coucher sitôt ma soupe prise, de sorte que ma mère, retenue à table comme s’il y avait du monde à dîner, ne monterait pas me dire bonsoir dans mon lit. La zone de tristesse où je venais d’entrer était aussi distincte de la zone où je m’élançais avec joie il y avait un moment encore que dans certains ciels une bande rose est séparée comme par une ligne d’une bande verte ou d’une bande noire. On voit un oiseau voler dans le rose, il va en atteindre la fin, il touche presque au noir, puis il y est entré. Les désirs qui tout à l’heure m’entouraient, d’aller à Guermantes, de voyager, d’être heureux, j’étais maintenant tellement en dehors d’eux que leur accomplissement ne m’eût fait aucun plaisir. Comme j’aurais donné tout cela pour pouvoir pleurer toute la nuit dans les bras de maman ! Je frissonnais, je ne détachais pas mes yeux angoissés du visage de ma mère, qui n’apparaîtrait pas ce soir dans la chambre où je me voyais déjà par la pensée, j’aurais voulu mourir. Et cet état durerait jusqu’au lendemain, quand les rayons du matin, appuyant, comme le jardinier, leurs barreaux au mur revêtu de capucines qui grimpaient jusqu’à ma fenêtre, je sauterais à bas du lit pour descendre vite au jardin, sans plus me rappeler que le soir ramènerait jamais l’heure de quitter ma mère. Et de la sorte c’est du côté de Guermantes que j’ai appris à distinguer ces états qui se succèdent en moi, pendant certaines périodes, et vont jusqu’à se partager chaque journée, l’un revenant chasser l’autre, avec la ponctualité de la fièvre ; contigus, mais si extérieurs l’un à l’autre, si dépourvus de moyens de communication entre eux, que je ne puis plus comprendre, plus même me représenter, dans l’un, ce que j’ai désiré, ou redouté, ou accompli dans l’autre.
Marcel Proust, Du côté de chez Swann, P 180-181, édition Gallimard, collection Folio, 1988

 

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Shirley JAFFE

Shirley JAFFE, Hop and Skip, 1987, MoMA, New York

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