-
Articles récents
nuage
- Architectures
- ARTS
- AssEmblAgEs
- Citation
- corps et portraits
- Détails
- Edgar MORIN
- Expositions Musées
- Freud
- Gilles Deleuze
- Histoire
- Honoré de Balzac
- Jacques Derrida
- Jacques Lacan
- lA cOllEctIOn
- Marcel Proust
- MATISSE
- Mondes urbains
- Murs, Fenêtres et Devantures
- nature morte
- Pablo PICASSO
- Patrick Modiano
- Paysages
- Philosophie
- Polaroïd
- Psychanalyse
- Radio
- Roland Barthes
- sans titre
- Sciences-humaines
- site re-présentation
- Séries
- Technique picturale
- Textes & Images
- Uncategorized
- vidéos
- Works in progress
- Écrivains
Liens
Archives
Catégories
- Architectures
- ARTS
- AssEmblAgEs
- Citation
- corps et portraits
- Détails
- Écrivains
- Edgar MORIN
- Expositions Musées
- Freud
- Gilles Deleuze
- Histoire
- Honoré de Balzac
- Jacques Derrida
- Jacques Lacan
- lA cOllEctIOn
- Marcel Proust
- MATISSE
- Mondes urbains
- Murs, Fenêtres et Devantures
- nature morte
- Pablo PICASSO
- Patrick Modiano
- Paysages
- Philosophie
- Polaroïd
- Psychanalyse
- Radio
- Roland Barthes
- sans titre
- Sciences-humaines
- Séries
- site re-présentation
- Technique picturale
- Textes & Images
- Uncategorized
- vidéos
- Works in progress
Méta
Pablo PICASSO, corps (1900-1972)
Publié dans ARTS, corps et portraits, Pablo PICASSO, Technique picturale
Laisser un commentaire
Jacques-Alain Miller L’écoute avec et sans interprétation
Jacques-Alain Miller L’écoute avec et sans interprétation
Lacan Web Télévision, 15 mai 2021
Publié dans Jacques Lacan, Psychanalyse, Séries, vidéos
Laisser un commentaire
Marcel PROUST, Le côté de Guermantes, Bonnes fatigues
Bonnes fatigues
(…) au moment où je voulais me lever, j’en éprouvais délicieusement l’incapacité ; je me sentais attaché à un sol invisible et profond par les articulations, que la fatigue me rendait sensibles, de radicelles musculeuses et nourricières. Je me sentais plein de force, la vie s’étendait plus longue devant moi ; c’est que j’avais reculé jusqu’aux bonnes fatigues de mon enfance à Combray, le lendemain des jours où nous nous étions promenés du côté de Guermantes. Les poètes prétendent que nous retrouvons un moment ce que nous avons jadis été en rentrant dans telle maison, dans un tel jardin où nous avons vécu jeunes. Ce sont là pèlerinages fort hasardeux et à la suite desquels on compte autant de déceptions que de succès. Les lieux fixes, contemporains d’années différentes, c’est en nous-même qu’il vaut mieux les trouver. C’est à quoi peuvent, dans une certaine mesure, nous servir une grande fatigue que suit une bonne nuit. Celles-là du moins, pour nous faire descendre dans les galeries les plus souterraines du sommeil, où aucun reflet de la veille, aucune lueur de mémoire n’éclairent plus le monologue intérieur, si tant est que lui-même n’y cesse pas, retournent si bien le sol et le tuf de notre corps qu’elles nous font retrouver, là où nos muscles plongent et tordent leurs ramifications et aspirent la vie nouvelle, le jardin où nous avons été enfant. Il n’y a pas besoin de voyager pour le revoir, il faut descendre pour le retrouver. Ce qui a couvert la terre n’est plus sur elle, mais dessous ; l’excursion ne suffit pas pour visiter la ville morte, les fouilles sont nécessaires. Mais on verra combien certaines impressions fugitives et fortuites ramènent bien mieux encore vers le passé, avec une précision plus fine, d’un vol plus léger, plus immatériel, plus vertigineux, plus infaillible, plus immortel, que ces dislocations organiques.
Marcel PROUST, Le côté de Guermantes, Gallimard, coll La Pléiade, 1973, p 91-92
Publié dans Citation, Écrivains, Marcel Proust, Séries
Laisser un commentaire
Jacques-Alain Miller, « Sortir de l’âge du père » (conversation)
Publié dans Freud, Jacques Lacan, Philosophie, Psychanalyse, Sciences-humaines
Laisser un commentaire
Michel Schneider, le manque à être
« Tout ce qui existe ne vit que dans le manque à être. », écrit Lacan.* L’environnement tutélaire de la première enfance doit donc être constitué et intérioriser pour que s’atténue la peur de mourir ou d’être abandonné. Dans notre passé le plus ancien, être et être aimé se nouent à jamais. Quels que soient les réels comportements de notre mère réelle, qu’elle était normalement dévouée où source de carence sans remède, la mère demeure dans l’inconscient une figure dispensatrice non seulement de soins et de nourriture, pourvoyant aux besoins, mais une source d’amour. Elle ne satisfait ceux-là quand signifiant celui-ci. L’enfant vit dans un état d’illusion, confié au seul soin d’une mère dans le rôle se fonde sur trois postulats, trois attentes : Elle sait, elle peut, elle veut toujours ce qui est bon pour lui. »
Michel Schneider, Big Mother, Psychopathologie de la vie quotidienne, Ed Odile Jacob, 2002, P 63
*J. Lacan, Le séminaire, livre VII, L’éthique de la psychanalyse, Paris, Le seuil, 1986, p 341
Publié dans Citation, Psychanalyse, Sciences-humaines
Laisser un commentaire
Marcel PROUST, Comme nous localisons dans le corps
Comme nous localisons dans le corps d’une personne toutes les possibilités de sa vie, le souvenir des êtres qu’elle connaît et qu’elle vient de quitter, ou s’en va rejoindre, si, ayant appris par Françoise que Mme de Guermantes irait à pied déjeuner chez la princesse de Parme, je la voyais vers midi descendre de chez elle en sa robe de satin chair, au-dessus de laquelle son visage était de la même nuance, comme un nuage au soleil couchant, c’était tous les plaisirs du faubourg Saint-Germain que je voyais tenir devant moi, sous ce petit volume, comme dans une coquille, entre ces valves glacées de nacre rose.
Marcel PROUST, Du côté de Guermantes, Gallimard, coll La Pléiade, 1973, p36
Publié dans Citation, Écrivains, Marcel Proust, Séries
Laisser un commentaire
Jean-Auguste-Dominique INGRES


Jean-Auguste-Dominique INGRES, Angélique, vers 1819, Musée du Louvre, Paris.
Publié dans ARTS, corps et portraits, Détails, Technique picturale
Laisser un commentaire
Alexis de Tocqueville, le despotisme
« Je veux imaginer sous quels traits nouveaux le despotisme pourrait se produire dans le monde […] Il est absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux. Il ressemblerait à la puissance paternelle si, comme elle, il avait pour objet de préparer les hommes à l’âge viril ; mais il ne cherche, au contraire, qu’à les fixer irrévocablement dans l’enfance ; il aime que les citoyens se réjouissent, pourvu qu’il ne songe qu’à se réjouir. Il travaille volontiers à leur bonheur ; mais il veut en être l’unique agent et le seul arbitre ; il pourvoit à leur sécurité, prévoit et assure leurs besoins, facilite leurs plaisirs, conduit leurs principales affaires, dirige leur industrie, règle leurs successions, divise leurs héritages ; que ne peut-il leur ôter entièrement le trouble de penser et la peine de vivre ? »
Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique, Paris, Bouquins-Laffont, 1986, p 648-649
Publié dans Citation, Philosophie, Sciences-humaines
Laisser un commentaire








