méditative

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Pablo PICASSO, étude 1907

Pablo PICASSO, Femme aux mains jointes, étude pour Les Demoiselles d’Avignon, 1907, Musée Picasso, Paris

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Être linguiste, est-ce étudier la langue ou contribuer à la façonner, ou les deux ? Si la langue évolue sans cesse, qu’est-ce qui fait son unité ? Et quel est l’impact de ses évolutions sur la société ? Rencontre avec Bernard Cerquiglini, professeur émérite de linguistique et membre de l’Oulipo.

Orthographe
Orthographe• Crédits : PhotoAlto/Anne-Sophie Bost – Getty

Bernard Cerquiglini, professeur émérite de linguistique à l’Université de Paris, membre de l’Oulipo, ancien recteur de l’Agence universitaire de la Francophonie
Langage crypté

La langue est le fruit d’une créativité constante et spectaculaire. Ne parlons pas de déclin, ne disons pas « les jeunes parlent mal », non, les jeunes sont bilingues, voire plurilingues. Ils parlent le français de référence et ils ont leur langue. Tous les petits groupes humains ont des langues. Rappelez-vous François Villon et sa bande de voleurs, les coquillards. Il y a des balades de Villon qu’on ne comprend pas totalement car c’était un langage crypté.
Bernard Cerquiglini

Le même et l’autre
Je crois que le fil rouge de mon travail c’est la perception du même et de l’autre. Ce qui me fascine dans le français c’est qu’il y a du même, c’est une langue solide. Elle a été dotée au XVIIe siècle d’une très bonne syntaxe, d’un corpus de grammaire… Et puis il y a du divers, dans l’histoire et dans l’espace, si on pense par exemple à la francophonie.
L’ancien français c’est le même et l’autre. Quand on ouvre un texte de Chrétien de Troyes, si on a pas appris, on ne comprends rien, or c’est notre langue.
Bernard Cerquiglini
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Gustave FLAUBERT, Bouvard et Pécuchet, France culture

France culture

Roman inachevé de Gustave Flaubert publié en 1881, les aventures des deux compères Bouvard et Pécuchet sont redécouvertes par France Culture pour ce feuilleton d’été en 10 épisodes.

Une fois de plus, par un chaud dimanche d’été, sur le boulevard Bourdon, près du bassin de l’Arsenal, à Paris, vont se rencontrer, se parler et se « considérer » deux braves copistes, hantés par la culture, le désir de savoir et de découvrir-braves et sots… ! Et, cette fois, pour notre plus grand plaisir, Bouvard aura la voix de Michel Galabru, Pécuchet celle de Jacques Duby, l’Abbé Jeuffroy celle de Claude Piéplu ! A Paris puis dans le Calvados, nous en saurons plus sur l’agriculture, l’anatomie, la médecine, l’archéologie, le théâtre, l’amour, l’hydrothérapie, etc…et, également pour notre plus grand plaisir, tout échouera !

Roman de Gustave Flaubert, adaptation Michel Manoll

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Pablo PICASSO

Pablo PICASSO, Mère et enfant,  1902, Edimbourg, Nationale Galleries of Sctoland

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lignes

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croisés

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pelotonnés

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Marcel Proust : les « Soixante-quinze feuillets », l’ébauche autobiographique de « La Recherche »

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et tremblement

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la bande noire

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Roland Barthes et l’érotisme 

« L’endroit le plus érotique d’un corps n’est-il pas là où le vêtement baille ? C’est l’intermittence qui est érotique : celle de la peau qui scintille entre deux pièces ; c’est le scintillement même qui séduit ou encore : la mise en scène d’une apparition /disparition. »

 

Quatrième de couverture

« Que savons-nous du texte ? La théorie, ces derniers temps, a commencé de répondre. Reste une question : que jouissons-nous du texte ? Cette question, il faut la poser, ne serait-ce que pour une raison tactique : il faut affirmer le plaisir du texte contre les indifférences de la science et le puritanisme de l’analyse idéologique; il faut affirmer la jouissance du texte contre l’aplatissement de la littérature à son simple agrément. Comment poser cette question? Il se trouve que le propre de la jouissance, c’est de ne pouvoir être dite. Il a donc fallu s’en remettre à une succession inordonnée de fragments facettes, touches, bulles, phylactères d’un dessin invisible : simple mise en scène de la question, rejeton hors-science de l’analyse textuelle. »

Roland Barthes,  Le Plaisir du texte, Seuil ed, 1973, Paris

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Yannick HAENEL, La solitude Caravage

« (…) un monde comme le nôtre dont s’est retiré Dieu, s’éclaire pourtant à sa lumière : si l’on met  Dieu hors jeu, on ne parcourt plus qu’une planète éteinte – on n’en perçoit que le ravage. Même absent, il provoque ce vertige qui nous lance vers le langage : le sacré s’allume  avec le trou que la solitude de Dieu devenue notre image, ouvre dans le réel. » P 50

 

« Etre une personne, c’est connaître la dernière des solitudes » 
Jean Duns Scot, cité par Yannick Haenel p 74

 

 » C’est dans les choses confuses, écrit Léonard de Vinci, que l’esprit trouve matière à de nouvelles inventions » ; il ajoute qu’il en advient ainsi  » en regardant les murs maculés de taches », où l’on devine « des compositions de batailles d’animaux ou d’hommes », des « paysages », des « choses monstrueuses ». p 91

 

Yannick HAENEL, La solitude Caravage, Fayard ed, coll Des vies, 2019

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Roland BARTHES, Le plastique

“Plus qu’une substance, le plastique est l’idée même de sa transformation infinie, il est, comme son nom vulgaire l’indique, l’ubiquité rendue visible ; et c’est d’ailleurs en cela qu’il est une matière miraculeuse : le miracle est toujours une conversion brusque de la nature. Le plastique reste tout imprégné de cet étonnement : il est moins objet que trace d’un mouvement.

Et comme ce mouvement est ici à peu près infini, transformant les cristaux originels en une multitude d’objets de plus en plus surprenants, le plastique est en somme un spectacle à déchiffrer : celui-là même de ses aboutissements. […]

Il peut former aussi bien des seaux que des bijoux. D’où un étonnement perpétuel, le songe de l’homme devant les proliférations de la matière, devant les liaisons qu’il surprend entre le singulier de l’origine et le pluriel des effets. Cet étonnement est d’ailleurs heureux, puisqu’à l’étendue des transformations, l’homme mesure sa puissance, et que l’itinéraire même du plastique lui donne l’euphorie d’un glissement prestigieux le long de la Nature. Mais la rançon de cette réussite, c’est que le plastique, sublimé comme mouvement, n’existe presque pas comme substance. Sa constitution est négative :…

Roland BARTHES, Mythologies, 1957, Seuil ed.

 

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réflections

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Claude MONNET, l’Impressionnisme (France culture)

Portrait de Claude Monet en 1898
Portrait de Claude Monet en 1898• Crédits : Nadar – Getty

 

LE 31/05/2021  Peindre l’air, la beauté de l’air, tel était le désir de Claude Monet. « Et ce n’est rien d’autre qu’impossible », reconnaissait-il, mais il s’y efforça…
LE 01/06/2021  De la naissance de l’impressionnisme à l’enfer blanc de la Norvège, qui résiste à son œil, en passant par la découverte de Giverny et l’émergence des tableaux…
LE 02/06/2021  La compagnie des œuvres se penche aujourd’hui sur un pan majeur dans l’histoire de l’œuvre de Claude Monet : la genèse des Nymphéas, leur entrée au musée…
LE 03/06/2021 L’impressionnisme, dont le nom même doit son origine à un bon mot paru dans le journal satirique Le Charivari, est-il l’histoire d’un malentendu ? Un autre…
À PROPOS DE LA SÉRIE

« Les autres peintres peignent un pont, une maison, un bateau. Je veux peindre l’air dans lequel se trouvent le pont, la maison, le bateau. » Ainsi l’impressionniste Claude Monet définissait-il le motif de sa recherche picturale, qui le jetait à chaque séance de travail « dans les transes » — devant la toile, le voici « bouleversé et comme fou », écrit-il dans sa correspondance — et qu’il qualifiait lui-même de recherche de l’impossible.

La compagnie des œuvres dresse cette semaine son portrait et tente d’esquisser l’analyse d’une œuvre mobile et changeante comme la lumière, que constituent, entre autres, La femme en robe verte, Impression, soleil levant, Les coquelicots, ainsi que les vues des Nymphéas et des Cathédrales de Rouen.

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Henri Matisse, bleu, vert, vermillon

Un beau bleu pour le ciel, le plus beau des bleus (la surface étant colorée à saturation, c’est-à-dire jusqu’au point ou le bleu, l’idée du bleu absolu, apparaissait entièrement), le vert de la colline et le vermillon vibrant des corps. J’avais avec ces trois couleurs mon accord lumineux, et aussi la pureté dans la teinte. Signe particulier, la forme se modifiait selon la réaction des voisinages colorés. Car l’expression vient de la surface colorée que le spectateur saisit en son entier.

Henri Matisse

 

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partout

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street

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Pablo PICASSO, l’inspiration

 

 

« L’inspiration existe, mais il faut qu’elle vous trouve au travail »

Pablo Picasso

 

 

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