Plans sur Plans

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Reflets et transparences produisent cette succession de plans où des objets et des corps sont superposés en feuilletés mais ne se recouvrent pas. Lorsque la représentation permet une telle combinatoire, il est loisible et presque jouissif de se perdre dans l’image. Ces mondes successifs sont ensemble, ne le savent pas…, n’en n’ont pas conscience… Drôle de mot aujourd’hui, ce terme de « conscience » comme si on l’avait trop commenté et qu’à force il serait user par l’usage. Valéry et Gide et Barthes avaient une telle « conscience » des mots inactuels qu’il parvenaient à les faire luire de nouveau , et cela à leur manière…
Cet homme droit au cheveux gris une main posée contre la hanche semble heureux. Et ces morceaux de corps, des garçons plus jeunes qui lisent pendant que cette voiture les emporte. Et puis ces lumières qui vibrent sous la poussée de la vitesse que l’appareil photographique a capturé.
– « Capturer la vitesse », avez-vous dit ?
– Oui.
– Comment ça ?
– Regardez bien.

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1 réponse à Plans sur Plans

  1. je vois rien, ah oui j’ai arrive en retard

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