Michel Leiris, La solitude sonore (France culture)

Il a rêvé d’une œuvre comme acte héroïque, sacrifice véritable, mise à mort, s’est saisi des mots avec les sens, comme on appréhende un corps, s’est fantasmé surréaliste, fondeur de mythes littéraires, forgeur d’un sacré du quotidien, a regretté enfin la nature modeste de sa littérature – dite selon lui de confession – face à l’ampleur du réel et de l’histoire, sans voir peut-être qu’il avait eu ce courage, que d’autres n’ont pas eu : celui de vivre poétiquement.

 

Épisode 1/4 : Leiris ou le métier de vivre
Sensible et avide de mots ; surréaliste, forgeur de mythes littéraires ; homme de l’engagement politique : les visages pluriels du romancier et poète Michel Leiris se dénudent dans «La compagnie des œuvres», de l’âge tendre à l’âge d’homme.

Épisode 2/4 : Michel Leiris, maniaque de la confession
Empreinte d’une vie quotidienne dans sa plus entière nudité ou manière poétique d’être au monde, le « Journal » de Michel Leiris charrie avec lui des confessions et des non-dits, des grandeurs et des bassesses.

Épisode 3/4 : Les mots de Leiris
L’œuvre de Michel Leiris est celle d’un esprit méticuleux, épris de réalisme : de biffures en méditations sur le rêve, elle s’est déployée avec pour horizon une manière littéraire, si ce n’est poétique d’être au monde.

Épisode 4/4 : L’art de Leiris
Clôturons cette série consacrée à l’auteur de « L’âge d’homme » avec une danse : celle de la langue de Michel Leiris, dont les mots odorants et bien en chair tanguent, biffurent et se déhanchent.

 

Ce contenu a été publié dans ARTS, corps et portraits, Détails, Expositions Musées, Histoire, Philosophie, Radio, Sciences-humaines. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.