« Suis-je amoureux ? Oui, puisque j’attends. » L’attente caractérise l’amoureux. Il attend l’autre et angoisse face à son absence. L’écrivain Eric Marty examine s’il serait possible d’aimer sans attendre.
La locution « je t’aime » est commune et pourtant unique. Cette formule magique, imprévisible, sans nuances, reste énigmatique. L’essayiste Tiphaine Samoyault analyse la relation entre le sujet amoureux et l’objet de son amour dans cette déclaration, questionnant leur possible indépendance.
Être jaloux est une souffrance où se mêlent la peur et la culpabilité. Mais ce qui ronge le plus le jaloux, c’est d’être banal. Le maître de conférences Mathieu Messager analyse si la jalousie accompagne invariablement le sentiment amoureux.
Dans la scène de ménage, le langage devient une arme. C’est un affrontement, une parodie de conversation où les deux protagonistes tentent d’avoir le dernier mot. La romancière Chantal Thomas examine si elle est un épisode anodin et sans conséquence ou si elle marque la défaite du couple.
Roland Barthes est le premier moderne à sublimer le sens commun du sujet amoureux, dans ses plus extrêmes platitudes. Dans ce roman, il rappelle que le désir n’est ni un passe-temps ni une distraction, c’est un livre qui sert à cartographier l’imaginaire du sujet amoureux, et rêver à la vraie vie.
Né le 12 novembre 1915 à Cherbourg et mort le 26 mars 1980 à Paris, Barthes est un critique littéraire et sémiologue français, directeur d’études à l’École des hautes études en sciences sociales et professeur au Collège de France. Il fut l’un des principaux animateurs du structuralisme et en France. Parmi ses essais, les plus connus sont Mythologies (1957), L’Empire des signes (1970) et bien sûr, Fragments d’un discours amoureux (1977).