un four abandonné à l’Histoire.

 << Lorsqu’il est installé dans des cadres policés et hautement culturels, qui lui servent  de nouvelles peau, d’enveloppe identitaire, l’individu retrouve ses traits de fauve, d’animal, qui en font un loup rusé. Etrange, pour lui qui a toujours opposé nature et culture, corps  et langage… pour se pâmer d’étonnement quand des hommes très cultivés se conduisent comme des tueurs. « Bien que très cultivés ». Pourquoi bien que ? Cultivés et tueurs ; philosophes et tueurs. Très cultivés pour affirmer leur existence et tueurs pour la même raison avec juste un peu plus de facilité : il faut des traces pour affirmer son existence, et les traces de mort sont plus faciles à faire que des traces de vie. >>
Daniel SYBONY, La Violence, seuil ed, 1998, p 30.

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1 réponse à un four abandonné à l’Histoire.

  1. Pierre dit :

    Entièrement d’accord avec la fin du texte. Merci pour cette découverte.

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