dédale

« Avez-vous remarqué, baron, comme Paris est silencieux cette nuit ? Nous glissions le long des avenues vides. Les arbres frissonnent et les feuillages forment une voûte protectrice au-dessus de nous. De temps en temps une fenêtre éclairée à la façade d’un immeuble. Les gens sont partis en oubliant d’éteindre la lumière. Plus tard, je marcherai à travers cette ville et elle me paraîtra aussi absente qu’aujourd’hui. Je me perdrai dans le dédale des rues, à la recherche de votre ombre, jusqu’à me confondre avec elle. »
Patrick Modiano Les boulevards de ceinture., Gallimard ed.

080905_contre

Ce contenu a été publié dans Textes & Images. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

1 réponse à dédale

  1. Ossiane dit :

    Très chouette cet effet de verticales; on ne sait plus si on est à l’intérieur près d’une fenêtre par exemple ou à l’extérieur face à une grande porte. On perd nos repères un peu comme dans les livres de Modiano.

Laisser un commentaire